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Lettre de veille - Entreprises

Division Documentation

25 - 02 - 2022

L'invasion de l'Ukraine par la Russie fait flamber les marchés des matières premières

www.latribune.fr

Pétrole passant les 100 dollars le baril et gaz naturel s'enflamment, de même que l'aluminium, le blé et le soja pour les cas les plus spectaculaires. Ces hausses, suite à l'invasion militaire de l'Ukraine par la Russie, ne sont pas de bonne augure car elles risquent d'alimenter une inflation dans les pays de l'OCDE qui est déjà à un niveau élevé.

A lire sur le sujet :

Guerre en Ukraine : les géants français de l'énergie en première ligne

Quels risques fait peser la crise ukrainienne sur les marchés agricoles ?

En Ukraine, les "premières angoisses" des entreprises françaises

L'essentiel sur les matières premières critiques

www.cea.fr
Les matières premières dites critiques sont des matières premières pour lesquelles un risque pèse sur la chaîne d’approvisionnement, soit parce que celle-ci est concentrée dans un très petit nombre de pays, soit parce que la stabilité politique des pays fournisseurs est limitée, alors qu’elles présentent un intérêt économique ou industriel fort pour les pays demandeurs. Certaines sont très utilisées pour le développement des nouvelles technologies, notamment celles des transitions énergétique et numérique. Elles sont donc au cœur d’enjeux stratégiques importants, allant même jusqu’à toucher directement à l’indépendance des pays.

Les perturbations de l’approvisionnement alimentent la hausse de l’inflation et entravent la reprise en Europe

www.imf.org
Face à la probable persistance des difficultés d’approvisionnement, les dirigeants doivent relever le défi consistant à soutenir la reprise sans laisser s’installer de hauts niveaux d’inflation.
Dans une nouvelle étude, nous estimons que sans ces difficultés d’approvisionnement, la production manufacturière de la zone euro à l’automne 2021 aurait été supérieure d’environ 6 %. Sur la base de la corrélation historique entre production manufacturière et production globale, nous estimons que le produit intérieur brut (PIB) aurait été plus élevé de 2 %, soit l’équivalent d’environ une année de croissance en période normale d’avant-pandémie dans de nombreux pays européens.

A lire sur le sujet :

Supply bottlenecks: Where, why, how much, and what next?

Maintenir la capacité de la France à s’approvisionner en matériaux locaux et durables

Pouvoir de fixation des prix des entreprises et perspectives d'inflation

economic-research.bnpparibas.com

Une analyse de la régression entre l'indice PMI des prix à la production et celui des intrants montre que récemment, aux États-Unis comme dans la zone euro, le pouvoir de fixation des prix des entreprises a augmenté de façon assez significative. La hausse des prix des intrants oblige les entreprises à envisager d’augmenter leurs prix et la demande forte leur permet de le faire. Dans les dernières enquêtes, les prix des inputs et ceux des outputs ont commencé à baisser, de sorte que moins d’entreprises font face à des hausses de prix ou augmentent leurs prix de vente. Cela devrait ralentir l’inflation. Finalement, une augmentation plus lente de la demande devrait contribuer à cette évolution en réduisant le pouvoir de fixation des prix des entreprises.

La crise a‐t‐elle laissé la culture en jachère ? Analyses à partir de données bancaires

www.cae-eco.fr

Ce Focus du Conseil d'Analyse Economique vise à faire le point sur la situation de certains secteurs culturels, telle qu’elle peut être appréhendée par l’exploitation de données bancaires.
Le constat est que les industries culturelles prises dans leur ensemble ont
globalement retrouvé un niveau similaire à celui d’avant la crise. Cette reprise générale cache cependant des disparités entre les secteurs – le numérique progressant quand des domaines comme les salles de cinéma reculent – et au sein des secteurs – une minorité d’entreprises se trouvant dans des situations financières inquiétantes.

A lire sur le sujet :

Quelle politique pour les industries culturelles à l’ère du numérique ?

En 2022, quelles perspectives pour le secteur de la culture ?

La recapitalisation d’EDF va-t-elle régler la crise ?

www.alternatives-economiques.fr
Le chèque de l’Etat à EDF vise à la fois à compenser la mise à contribution de l’entreprise aux mesures du bouclier tarifaire et ses déboires dans la production nucléaire, qui est au plus bas. Une aide bienvenue mais qui constitue uniquement une solution de court terme.
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La crise du gaz a bénéficié au charbon au sein de l’Union européenne

www.novethic.fr
L'explosion des prix du gaz a eu des conséquences très concrètes sur la transition énergétique au sein de l'Union européenne, selon un nouveau rapport du think tank Ember. Elle a freiné la sortie du charbon, notamment dans des pays comme la Pologne qui y a largement eu recours l'année dernière. En revanche, la crise du gaz n’a pas freiné l’essor des énergies renouvelables, qui ont encore battu un record.

A lire sur le sujet :

La civilisation du charbon

Et si les exigences ESG rimaient avec profitabilité ?

www.latribune.fr
L'environnement réglementaire des dernières années concernant les critères ESG (Environnemental, Sociétal et Gouvernance) induit une pression toujours plus importante sur les entreprises pour qu'elles mettent en place des pratiques commerciales plus éthiques et durables, ce qui est parfois perçu comme une contrainte au regard des enjeux de développement de leur activité.

A lire sur le sujet :

Quand l'AMF s’attaque au greenwashing

En abusant de la formule "neutralité carbone", les entreprises s'exposent à "'l'effet boomerang"

Large firms, consumer heterogeneity and the rising share of profits

papers.ssrn.com
This study examines the relationship between large firms and the rising profit share in a model that features oligopolistic competition and consumer heterogeneity. Conditional on the sales distribution, the presence of consumer heterogeneity increases the profit share because it increases firm-level markups.

Firm productivity dynamism in the euro area

www.ecb.europa.eu
This article shows that movements of firms along the productivity distribution over time have played a key role in explaining productivity developments in the euro area. The movement of firms along the productivity distribution is mainly driven by the capacity of firms to react to shocks and by incentives to innovate. This applies to both low-productivity firms that want to survive in the market and high-productivity firms that face the risk of falling behind the times. Interestingly, firm productivity has become less dynamic over time, which may reflect an increase in the average age of frontier firms and declining entry rates in the wake of higher market concentration.


A lire sur le sujet :

La norme de productivité dans l’histoire et dans la pratique

Stellantis : une rentabilité au sommet, les marchés éblouis

www.latribune.fr
Pour son premier exercice, et alors même que le groupe issu de la fusion de Fiat et Peugeot n'a pas encore déployé toutes ses synergies industrielles, Stellantis enregistre des ratios de rentabilité qui défient les standards historiques du secteur. Carlos Tavares doit publier sa très attendue feuille de route la semaine prochaine.

A lire sur le sujet :

Le nouveau Renault amorce son redressement après deux années noires

Airbus enregistre le plus gros bénéfice de son histoire

www.lesechos.fr
Après deux années dans le rouge, l'avionneur européen a publié un bénéfice net record de 4,2 milliards d'euros. Le groupe annonce encore des progrès pour 2022 et la livraison de 720 avions contre 611 en 2021. Tout cela alors que son grand rival Boeing patine.

A lire sur le sujet :

L'Assemblée Nationale publie un rapport sur l’avenir et la décarbonation du secteur aéronautique européen

Drive piétons, dark kitchens, dark stores : les nouvelles formes de la distribution alimentaire à Paris

www.apur.org
Le développement accéléré du commerce en ligne entraine, ces dernières années, des évolutions dans la distribution alimentaire.
Depuis 2 ans environ, de nouveaux canaux de distribution se sont développés à Paris comme les drive piétons et plus récemment encore les dark kitchens et dark stores. Pour ces deux derniers types d’établissements, la crise sanitaire de la Covid-19 a joué le rôle d’accélérateur de leur développement. L’étude dresse le bilan de l’arrivée de ces nouveaux acteurs de la distribution alimentaire à Paris au début de l’année 2022 et en décrit les conséquences sur l’espace public, la tranquillité des Parisiens et les conditions de travail des livreurs.

Une alimentation saine et durable pour tous : mission (im)possible?

www.iddri.org
L’accessibilité sociale du projet de transition vers une alimentation durable fait débat. Sommes-nous face à une impasse ? Serions-nous condamnés à préserver le statu quo, seul modèle capable selon certains de fournir une alimentation accessible à tous ? Ou à mettre en œuvre une transition alimentaire performante sur le plan environnemental mais injuste socialement ? Ce billet cherche à montrer que l’on ne doit pas se laisser enfermer dans ce dilemme. Mais construire une transition alimentaire inclusive nécessite de clarifier les enjeux et de débattre collectivement des cadres de politiques publiques qui soient à la hauteur du défi.A lire sur le sujet :

Souveraineté alimentaire et transition écologique : un projet pour l’agriculture française

L’agriculture numérique ou la fin des paysans

Analyse économique et financière des entreprises de la filière Viandes

etudes-economiques.credit-agricole.com
A retenir :
Le chiffre d’affaires de la filière Viandes dans son ensemble a connu une croissance de 1 % en 2020. Cette hausse est surtout liée à celle du secteur Porc & Charcuterie .
La rentabilité d’exploitation moyenne de l’ensemble de l’échantillon de la filière Viandes est en hausse notable en 2020. Elle est tirée par celle de la filière porcine qui a bénéficié de conditions de marché exceptionnelles. Les autres secteurs ont globalement maintenu leurs taux
La structure financière globale de la filière Viandes ressort à des niveaux très satisfaisants.

Le monde de l’Internet des objets : des dynamiques à maîtriser

www.strategie.gouv.fr
A retenir :
  • L’Internet des Objets (IdO) a déjà et va avoir un impact croissant sur la société, les citoyens et les entreprises. Il va transformer nos rapports au numérique.
  • L’IdO va constituer une composante importante de l’impact environnemental du numérique, conduisant à une augmentation significative de la consommation énergétique et de l’empreinte carbone du numérique.
  • L’IdO accroît les surfaces de vulnérabilité et présente des risques nouveaux en matière de cybersécurité.
  • Les développements de l’IdO se jouent largement hors de nos frontières, et ses défis ne sont pas seulement techniques mais géopolitiques.
  • L’IdO se fonde sur un cadre de régulation déjà riche, avec de nombreuses dispositions au niveau européen et national, mais fragmenté et générateur de complexité, pour les entreprises notamment.

A lire sur le sujet :

How the Internet of Things is revolutionising the packaging industry

Bercy revoit à la baisse les prévisions de défaillance de PGE

www.lefigaro.fr
La Direction du Trésor vient de revoir à la baisse ses estimations de défaut de paiement du prêt garanti par l’État (PGE). Elle s’attend à ce que 3,1 % des 143 milliards d’euros d’encours de PGE ne soient pas remboursés. Ce qui est éloigné des 5,3 % redoutés il y a un an et des 3,8 % en août.

Impôts de production: la France deuxième pays européen où ils pèsent le plus lourd

www.institutmontaigne.org

Cette étude de l'Institut Montaigne indique que la France figure toujours parmi les pays dont les impôts sur la production sont les plus élevés.
En France en 2020, le poids des impôts de production dans le PIB est le deuxième plus élevé (5,3 %) derrière la Suède (10,3 %). Ils  représentent 4,4 % de son PIB, juste derrière la Suède (10,3 %). En valeur absolue, la France se place première avec un produit des impôts de production qui s’élève à plus de 100 milliards d’euros, soit plus de quatre fois plus qu’en Allemagne et deux fois plus qu’en Italie.

A lire sur le sujet :

Baisse des impôts de production : la droite en réclame plus, la gauche s'abstient

Cinq vérités sur les impôts de production

National culture and corporate risk-Taking around the world

papers.ssrn.com
This paper examines the effect of national culture on corporate risk-taking around the world. Specifically, we focus on one particular culture trait – individualism – a culture dimension that has been linked to risk-taking and overconfidence. Using a sample of 48 countries over the period 1998 to 2019 (a total of 111,697 firm-year observations), we document a positive relationship between individualism and corporate risk-taking. This result is robust to potential endogeneity concerns, alternative default horizons, an alternative measure for corporate risk-taking, and alternative measures of individualism
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